Accueillir, Ecouter, Orienter.
(650) 720-7636
(650) 720-RMDM

Blog

COVID-19 – Vous n’êtes pas seuls

Ce n’est pas facile mais vous n’êtes pas seuls! 

Au fur et à mesure que les jours avancent et que la crise due au Covid-19 reste bien réelle, nous faisons tous face à des situations nouvelles qui deviennent de plus en plus difficiles à gérer. Il est humain de laisser les nouvelles anxiogènes pénétrer notre vie, notre famille et notre corps.  Le quotidien devient plus stressant et il nous faut apprendre à gérer l’incertitude alors que notre vie est en train de changer. Comment réagir? Comment s’adapter?

Garder le moral 

S’éloigner des sources anxiogènes et privilégier les relations enrichissantes. Il faut parfois se forcer pour ne pas rester accro aux dernières nouvelles. Si vous ne pouvez pas lâcher votre téléphone ou tablette, il y a une quantité de programmes qui vous intéresseront, vous feront sourire et peut-être rire. Chercher autour de soi les sources de joie et surtout rester en éveil des petits moments de bonheur.

Se focaliser sur le court terme

Difficile aujourd’hui de faire des plans à quelques mois. Il est donc plus bénéfique de se concentrer sur les quelques semaines à venir et sur ce qu’on peut influencer: structurer sa journée, manger sainement, se maintenir en bonne santé, gérer son temps de travail et en famille. Bien que la période que nous vivons soit exceptionnelle, maintenir une certaine normalité nous aide à ne pas partir à la dérive.

Ne pas hésiter à demander de l’aide

Trouver autour de soi de la famille, des amis, des collègues ou des réseaux de soutien pour échanger et être écoutés. Certains sont à plusieurs dans un espace trop petit, d’autres sont seuls et isolés. Il n’y pas de situation idéale et s’entraider les uns les autres ne peut être que bénéfique.

De nombreux réseaux d’entraide sont en place pour apporter du soutien. Il ne faut pas hésiter à contacter ces structures d’écoute et d’aide. Pouvoir parler et être écouter est la première étape dans la voie de l’apaisement et de la résolution des angoisses.

N’hésitez pas à nous contacter ou à participer à nos tables rondes virtuelles. Ensemble nous avançons pas à pas en essayant de faire face au mieux à la situation extraordinaire dans laquelle nous nous trouvons.

San Francisco et Bay Area :650-720-7636 ou rmdm.sanfrancisco@gmail.com
Los Angeles : 818-583-7723 ou rmdm.losangeles@gmail.com
Salt Lake City: 385-324-1783 ou rmdm.saltlakecity@gmail.com
Seattle : 971-213-5783 ou rmdm.seattle@gmail.com

 
Catherine de Villeneuve – Equipe RMDM

Un article dans FemmExpat

“FemmExpat” publie un article sur Reseau Main Dans la Main. Lire l’article complet.

Et si vous deveniez bénévole ?

  • pour vous engager dans un réseau d’entraide en tant que bénévole
  • si vous connaissez des personnes qui souhaitent s’engager pour aider nos compatriotes
  • si vous savez que dans votre région il y a un besoin de soutien et d’aide pour la communauté française mais ne savez pas par où commencer .

Contactez nous si vous êtes interessé(e) à créer une antenne RMDM.

Accueillir un second enfant

Blog article - reseau main dans la main
Etre parent, n’est-ce pas en tant que tel tout un sujet ! Ou, tout du moins, est-ce la porte ouverte à de nombreux sujets.
Ne dit-on pas que l’on apprend à devenir parent quand naît le premier enfant ? Et que, de ce fait, pour le second, on sait déjà comment faire puisque nous avons déjà expérimenté ce qu’est l’arrivée d’un enfant ?
Mais que se passe-t-il quand ce second petit être arrive ? Quels sont les enjeux et quelle place vient-il prendre ? La place que nous offrons à nos enfants au sein de la famille est unique et peut déterminer toute une vie.
L’aîné est cet enfant qui vient inaugurer les premières fois, les premières joies, les premières peurs, les premiers questionnements. Tout est chamboulé. La vie dans le couple se transforme, le couple change de dénomination : nous devenons des parents.

Mais quand le second arrive, les transformations que nous avons faites en tant que parents s’imposent à notre aîné : tu vas devoir partager ton temps avec ton petit frère ou ta petite soeur, tu vas devoir attendre, tu es grand maintenant alors tu peux te laver ou t’habiller seul… Et cette place d’être unique aux yeux de ses parents, d’un coup, change pour toujours. Pour les parents, une nouvelle réorganisation doit s’opérer, nous passons de 3 à 4. Les rôles changent, les habitudes doivent évoluer, le partage des tâches se redéfinir, et surtout, psychiquement, il faut faire une place au nouveau venu que l’on accueille.
Il ne s’agit pas uniquement de la place à l’intérieur du logement mais bien de la place au sein de la famille. De nombreux facteurs entrent en jeu : la différence d’âge entre l’aîné et le second, est-ce un enfant du même sexe ou non, la place de la mère et du père mais aussi la façon dont l’aîné accueille le nouvel enfant.

Quand un deuxième enfant arrive, d’autres questions surgissent pour des parents. Viennent alors le temps des questionnements sur l’éducation et la place dans la fratrie. Certains enfants sont ravis de voir arriver un nouveau compagnon de jeux. D’autres voient cela comme une forme d’abandon, place à la jalousie ! Et souvent, un peu des deux à la fois… Nous sommes nombreux à être démunis face à ce sentiment qui interpelle et nous nous tournons alors vers les livres ou autres blogs sur cette question : comment accompagner mon aîné. Quels sont les signes et comment mettre des mots sur ses sentiments et ses émotions.

Alors faisons un pas de côté et imaginons que notre conjoint(e) rentre un soir en nous disant qu’à partir de maintenant, nous allons devoir partager notre logement avec un inconnu et que nous allons devoir lui faire une place dans le placard de la chambre à coucher pour y mettre ses vêtements, que nous allons devoir faire de la place sur l’étagère pour qu’il puisse y mettre ses effets personnels et surtout que désormais, nos emplois du temps devront s’ajuster à cette nouvelle personne. Même si nous étions préparés, cela pourrait nous sembler un peu rude dans un premier temps.

C’est un peu cela que notre enfant peut ressentir à l’arrivée de ce bébé, aussi gentil soit-il.

L’aîné est à une place particulière puisqu’il a, pendant un certain temps, été l’être unique. Puis, arrive ce bébé qui, aux yeux des parents, est une réplique du premier. Mais bizarrement, cela ne se passe pas comme avec le premier. La comparaison est alors facile, les phrases toutes faites telles que « à son âge, mon aîné dormait déjà » et nous avons tous dans notre répertoire ces phrases de comparaison entre les premiers et les seconds.

La place de second est une place complexe puisque l’aîné a déjà tracé le sillon de la parentalité et d’un modèle parental. Il peut se sentir jugé ou comparé. Il va falloir qu’il trouve sa place face à un aîné qui parfois ne lui facilitera pas la tâche. Être le second dans une fratrie prend en compte beaucoup de facteurs. Certains visibles, d’autres non. Certains auront été verbalisés ou expliqués, d’autres seront du domaine du ressenti. La place de chacun dans la famille, tout particulièrement du second est un ensemble complexe de sentiments, d’émotions, du moment de l’arrivée dans la famille (situation professionnelle, situation financière, vécu des parents avec l’aîné, de l’entourage familial/amical/conjugal, …).
Il n’y a pas de place idéale dans une famille et dans une fratrie. La communication permet de mettre des mots sur ce que l’enfant ressent. Accompagner l’aîné à accueillir le benjamin. Aller chercher un cadeau que l’aîné offrira au bébé et offrir un cadeau à l’aîné de la part du bébé est un exemple parmi tant d’autres.
Le second va vivre dès sa naissance une situation de partage avec l’aîné, il va apprendre à attendre, savoir qu’il est aimé tout autant que l’aîné (même si différemment).

Mais le second reste unique dans sa personnalité et son caractère. Il aura tout autant besoin de se sentir unique aux yeux de ses parents, récompensé pour ses premières fois (premiers pas, dessins, constructions, chansons…). C’est en cela que le second pourra aussi trouver sa place, même si en tant que parents, nous aurons envie de comparer, cet enfant va expérimenter au même titre que son aîné.

Les questionnements en tant que parents peuvent arriver à ce moment là. Pourquoi est-ce que tout d’un coup, je me mets à crier, pourquoi est-il compliqué de s’occuper de 2 enfants. Mon aîné me pousse dans mes retranchements et je ne me sens pas à la hauteur. Mon mari/ma femme ne m’aide pas comme je le souhaiterais. De ce fait, de plus en plus de parents se tournent vers la parentalité positive pour y puiser des réponses sur l’éducation.

Que ce soit du côté des enfants que des parents la place de chacun dans une famille reste une question complexe. Au delà de l’amour que les parents portent à leurs enfants, Il est important que chacun puisse trouver sa place et se l’approprier tout autant que celle-là même soit reconnue par l’ensemble de la famille. Il ne s’agit pas uniquement du sexe, de
l’âge ou de la place dans la famille mais aussi de la personnalité, de la communication, du respect et de l’écoute de chacun à l’égard de l’autre.

Et vous, qu’en pensez-vous ?

Alice Tien
Biographie d’Alice

Version PDF de cet article: Download article